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LYON Mont BLANC LYON

Lyon Mont Blanc Lyon – le résumé

450 km en deux jours et 5700m de dénivelé positif

Lyon Mont Blanc Lyon – le résumé de la course

Les 5 et 6 juin derniers se déroulait la classique Lyon Mont Blanc Lyon, anciennement nommée Lyon Chamonix Lyon. En fait il s’agit cette année de Saint Priest -  Praz sur Arly et retour. Praz sur Arly se trouve à exactement 50 km du Mont Blanc à vol d’oiseau.

Cette épreuve en est à sa 64ième édition. Organisée par le CT Lyon, elle constitue l’un des plus célèbres raids cyclofrançais qui a fait rêver plusieurs générations de cyclistes passionnés. Depuis 5 ans, le CT Lyon a relancé cette grande classique, autrefois cyclosportive qui compte 450 km en deux jours et plus 5700 m de dénivelé positif (3500 le premier jour et 2200 le second).

Le parcours de l’épreuve

 

  Le résumé des deux étapes et les « à cotés »

En 2010, 4 coureurs du GCC étaient inscrits aux cotés de nos amis du CT Caladois qui comptait quand à lui 22 inscrits et lui valut d’être récompensé comme le club comprenant le plus de participants.

Départ d’Arnas, Bobosse vient me chercher pour que nous puissions retrouver à 4.45 Georges G à Jassans. A 5.40 nous nous retrouvons au départ sur le parking de Saint Priest et la nous avons le plaisir de retrouver les copains des différents clubs y compris quelques anciens Gleizéens présents comme coureurs ou dans l’assistance dont Jean Pierre B qui fit partie des tous premiers licenciés du GCC.

A 6.00, pas le temps de poser notre sac, Bobosse était déjà échappé avec un ancien caladois, aujourd’hui Niçois évoluant en première catégorie et célèbre dans le monde cyclosportif. A 6.15 Paul, Denis, Georges et moi-même après la séance traditionnelle des photos et des autographes décidons de partir. Randonnée cyclo, nous partons petit plateau et cela jusqu’à Bourgoin environ. A ce moment la, je me retourne et ... surprise, le train bleu, … Si Si je vous assure, l’équipe US POSTAL emmené par Floyd Landis en personne. Ça fait impression. En fait c’était le club de Manissieux. On comprend la, au vu des braquets que les discussions sont terminées. Après 15 km environ, le train bleu laisse passer les Garmin  du TAC qui  n’ont pas envie de rigoler non plus. Je vous passe les détails, mais la au niveau braquet,il fallait sortir la grosse artillerie. Nous avions parcouru 30 km environ, il ne restait plus que 185 km et quelques cols, un détail !!!!

Paul, un ancien du TAC, aujourd’hui Gleizéen décidait de montrer à ces anciens collègues, qu’aujourd’hui il roulait dans un vrai club de guerriers et donc décidait de se mesurer aux Garmins en tirant de grands bouts droits. Denis et moi-même restions bien sagement placés prêts à bondir au cas où. Quant à Bobosse lui il était loin devant.

Après 50 km, les premières bosses et la ça fait mal. Les Garmins rangent leur grand gabarits et nous sortent les petits pour mener le rythme dans les bosses. C’est de plus en plus dur. « Heureusement, je me suis rappelé les principes appris dans « Miroir du cyclisme » (les anciens comprendront), toujours rester dans les 10 premiers. Avec Denis, nous nous observons et comprenons que les choses sérieuses commencent. Le peloton jusque la d’une cinquantaine d’unités diminue alors qu’avant un tunnel, nous ne sommes plus que 10 et que nous nous rendons compte que nous sommes les derniers du groupe. Je pense alors à la célèbre Laurence Boccolini en espèrant ne pas être le maillon faible. Dans la bosse, Paul décide de téléphoner à un membre de l’équipe Garmin qui a laché pris afin de savoir ce qu’ils sont devenus pendant que nous nous tirons la langue. Après le « maillon faible », voila qu’on nous joue « Perdu de Vue ».

Le tunnel passé, le rouleau compresseur continue. Paul a fait une erreur de numéro, compose le 0721, le 718 et tous les numéros afin de joindre son collègue, … et nous nous tirons la langue. Enfin l’opératrice lui passe son collègue au turbigo 22.22. le premier vrai col arrive, le Col de la Couze et la nous nous retrouvons éparpillés. C’est un euphémisme. Il y en a de partout, … une vraie boucherie. Je décide de ne pas attendre me rappelant le théorème de Claudin, l’homme aux 105 victoires « « celui qui lache sur les bosses, revient sur le plat ». La conscience tranquille, je file.

Dans ce col de la Couze, alors que tout a explosé, je me suis trouvé avec un .. . parisien de 25 ou 30 ans qui grimpe bien. Je lui demande comment il  fait pour grimper si bien en roulant à Paris. Il me dit qu’il s’entraine à Londres où il travaille !!!! Je ne savais pas que Londres était une région montagneuse.

Le col de Couze passé, arrive le Col des Egaux, où manifestement nous ne sommes pas égaux puis le Col de Cluse avant le Col du Granier. La mauvaise surprise c’est que le premier col arrive après des cotes (des vrais cols non comptabilisés) et vraiment pas faciles, heureusement les paysages de la Chartreuse sont magnifiques.

Après le premier ravitaillement, j’aperçois des caladois, partis avec Bobosse. Après avoir rempli les bidons et attrapé et avalé une douzaine de pattes de fruits je repars. En haut du Granier avec Alain M, célèbre caladois qui a représenté pendant de nombreuses années la marque au Lion, nous décidons de faire la descente. Après deux belles frayeurs, nous rentrons dans la vallée sur … Seigneur Bobosse en personne et Yann, excellent coureur qui nous prendra la majorité des relais pendant la traversée de la vallée du village « Les Marches » à « Ugine » avec un vent de face ou de coté défavorable.

Au ravitaillement d’Ugine, nous dévalisons les melons, gâteaux et repartons. Bobosse a été plus véloce pour avaler les melons et quand je pars, je ne vois plus Bobosse. A Ugine, nous partons dans un col sans nom mais au vrai pourcentage (14 à 15% par moment en fin d’étape !!!!) alors que le soleil tape (34° par moment), heureusement, nous profitons de nombreux passages ombragés.

Après 5 ou 6 km avant le col de la Forclaz que nous ne pourrons pas inscrire car nous tournerons 2 km avant le sommet pour continuer vers ce col sans nom qui n’en finit pas. A ce moment la Roboccop, maillot « La Marmotte et autre parisien, décidemment » me rattrape et j’entends hurler Bobosse me crier « ACCROCHES TOI !!!! TU LE TIENS !!!!! » alors qu’il venait simplement de me reprendre 5 minutes en quelques km. Moi je pensais simplement : « BOBOSSE, oublie moi !!!! ».

Voila nous montons jusqu'à CREST VOLLAND avant de rejoindre PRAZ sur ARLY.

Notre ami Paul n’était plus avec nous depuis un moment...et pour cause, non content du parcours, il décidait d’ajouter un autre col en faisant un détour par le Col des Saisies. Sacré Paul. Nous aurions du lui téléphoner pour lui indiquer le parcours mais je ne trouvais plus mon téléphone dans ma poche.

Nous arrivons tous progressivement dans la sympathique station de Praz sur Arly. Nous prenons place dans nos appartements (non pas un dortoir comme je le pensais mais un vrai centre de vacances). Après une douche salvatrice, nous avons droit à un véritable massage par des kinés.

Nous passons ensuite la soirée autour d’un (plusieurs) verres à refaire la course et le monde du vélo avant le repas. A 22.00, tout le monde dort pour se réveiller à 4.45 afin de démarrer le lendemain dès 6.00.

Après un petit déjeuner copieux, nous récupérons nos montures et plaques de cadres, à nouveau quelques photos et autographes, nous repartons en direction de Flumet des Aravis. Les 4 Gleizéens sont dans la roue de 2 Bressans et de notre ami Yann, toujours aussi costaud. A la Guettaz, les écarts sont faits. Avec Denis, nous décidons (un peu contraints, il est vrai) de laisser partir les 2 ventres jaunes avec Yann et nous trouvons avec Hervé de Montpellier et Jean Luc l’Ardéchois. Nous passons aux Aravis à 6.55. Nous apprendrons ensuite que Paul et Bobosse montaient dans un petit groupe qui au milieu des Aravis allait de couper en 2 : le groupe et … Bobosse. Non pas que ce dernier ne pouvait pas suivre mais un cowboy décidait de faire traverser ses vaches pour les emmener dans les pâturages et coupait donc la route. Si les vaches regardaient passer les trains dans le temps, ce jour tout au long de la journée les cyclistes, ce matin la c’est Bobosse qui regardait passer les vaches… C’est vache quand même !!!! sacré Bobosse.

Après avoir réfléchi de longues minutes avec Denis à huis clos, nous décidons de ne pas attendre Bobosse et Paul. En effet, nous nous rappelons une nouvelle fois le théorème de Claudin « celui qui lache dans la bosse, revient sur le plat » page 1122 verset 12 la « Bible du Campionnissimo ». 

A partir de la, le groupe de 4 va rouler en 2 files, une montante et une descendante pendant les 200 km restant. Un grand souvenir (et c’est vrai).

Au 1er ravitaillement, après avoir rempli les bidons, manger 15 sandwiches,  3 douzaines de pâtes de fruits, 18 bananes et 9 melons, nous voyons revenir un groupe avec Paul et Alain la marque au Lion. Nous repartons à 3 et trouvons un cyclo que nous motivons pour rouler et participer aux relais. Très sympa, il participe avec nous jusqu’au pied du col du Mortier (11 km, magnifique avec une fin assez difficile). A 5 km du sommet, nous voyons tout en bas deux coureurs. « ils ne reviendront pas !!! ».Nous étions présomptueux car à 2 km du sommet sur un braquet pas raisonnable, voila ROBOCCOP, la Marmotte qui revient. On lui explique que 3 sont devant à 15 minutes. Il nous regarde et déclare, … « on roule ensemble ». Hervé de Montpellier et Roboccop nous prennent un peu de distance dans le col et nous devons avec Denis faire une belle descente pour rentrer dans la vallée.

Nous poursuivons nos relais à 4 jusqu’à l’arrivée alors que ROBOCCOP, face au vent dans les 20 derniers kilomètres redevenait humain.  A Morestel, rebellote, 25 sandwiches, 19 melons, 10 douzaines de pattes de fruits, nous repartons. Nous apprendrons que Bobosse à ce ravitaillement ou au précédent a appris que nous étions devant. Furieux, il avale tout rond son sandwich, tel l’Anaconda avale sa proie, enfourche sa monture, la règle  sur le 60X11 et roule à bloc, cheveux au vent (il le peut encore un peu, lui !!!!).

Nous arriverons à 14.05 soit 10 minutes après les 2 bressans et Yann et nous éviterons la pluie. Alain et Paul arriveront quelques minutes après puis ce sera Bobosse.

Cette épreuve fut superbe. J’ai essayé de vous la rapporter, avec une petite touche personnelle. Ce qui est sure c’est que c’est une super épreuve très conviviable, avec un super état d’esprit, très bien organisée avec des parcours magnifiques, des organisateurs(trices)  super sympas Nous en gardons des souvenirs mémorables. J’espère que vous aurez envie d’être des nôtres l’année prochaine.

 Caliméro

 

 
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